Mune, le gardien de la Lune

Les studios d'animation français Mikros Image, déjà derrière Le Petit Prince de Mark Osborne, reviennent avec une histoire de passage à l'âge adulte déguisée en conte fantastique.

Mune : le gardien de la lune, basé sur une idée originale de Benoit Philippon (réalisateur et scénariste du film Lullaby) prend place dans un universe où le soleil et la lune sont protégés par des gardiens.

L'histoire commence lorsque les deux nouveaux gardiens totalement inexpérimentés se retrouvent en charge alors qu'ils ne sont pas du tout préparés pour leurs nouveaux rôles. Sohone (Omar Sy), en charge du soleil, est arrogant et ne cherche qu'à impressionner les filles; tandis que Mune, un faune naïf et maladroit, ne veut même pas de sa nouvelle responsabilité.

Commençons par ce qui saute le plus aux yeux dans Mune : l'animation extrêmement diversifiée. Certains personnages évoquant des créateurs de la mythologie sont majestueuses et impressionnantes, tandis que d'autres sont loin d'être aussi charmants. Le meilleur moment du film vient lorsque l'animation change totalement lorsque les personnages entrent dans le monde des rêves et on passe alors à un bon vieux cartoon en 2D au milieu d'un film d'animation moderne. Un moment quasi parfait qui nous fait regretter une époque du cinéma d'animation en voie d’extinction.

L'histoire en elle même est un classique : le jour et la nuit doivent se forcer à mettre leurs différends de côté et à se respecter pour vaincre le mal et reprendre l'harmonie du cycle de la vie. Tout cela au travers de deux "coming-of-age story" qui peut autant plaire au public Pixar qu'à un public anti Disney.

Derrière ce film mignon, on retrouve une liste d'artistes déjà bien connus : le designer de DreamWorks Nico Marlet (Kung Fu Panda, Dragon) est derrière le look des personnages et Aurélien Predal (Un monstre à Paris) est directeur artistique. Sébastien Bruneau (Hotel Transylvania, Le Petit Prince), Hidekata Yosumi (Wreck-It Ralph), Antoine Antin (L’Illusionniste) et David Berthier (Moi, Moche et Méchant) sont aussi aux manettes. Le cinéma d'animation français se porte bien et Mune en est l'exemple le plus récent.

 

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